Le légendaire Jack Johnson honoré par les légendes

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Texte de Bill Foley – Collaboration Dirt Track Digest

 

Ça fait plusieurs années que « Jumpin » Jack Johnson a célébré dans le cercle des vainqueurs, mais ça ne veut pas dire qu’il a été oublié.

Jack est décédé la semaine dernière après des années de lutte contre une maladie virulente, mais sa mémoire restera dans l’esprit des coureurs et des fans pour des années et des années à venir.

Plusieurs légendes vivantes ont partagé leurs réflexions avec Dirt Track Digest alors que tout le monde est accablé par son décès.

L’un de ses plus grands rivaux était C.D. Coville et les batailles hebdomadaires à Fonda resteront longtemps dans les anales.

CD nous déclarait : « Je nous considérais comme de bons amis même si nous n’étions pas vraiment proches. Les fans de Jacks me détestaient et mes fans détestaient Jack mais ce n’était pas comme ça entre nous.  Il était un bon ami.  Nous étions rivaux, mais nous étions aussi amis et pouvions bien rire ensemble. »

Poursuivant il dit: « Son fils Ronnie était un bon ami de mon fils et en Floride, nous l’avions conduit à la piste. J’ai vraiment l’impression que j’étais l’un de ses mentors. »

Il poursuit : «Jack et moi avons toujours plaisanté, mais étions deux personnes totalement différentes.  Nous avions de très bons affrontements à Fonda et Albany-Saratoga.  Nous étions toujours ensemble sur la piste à cause du système handicap qu’ils utilisaient.  Nous partions 17e et 18e et ça garantissait aux fans un excellent spectacle.  On partait loin dans le peloton, mais on avait toujours une bonne fin de course. »

Jack a aidé CD à gagner une course majeure comme Coville l’expliquait : « Quand j’ai remporté le Eastern State, j’ai acheté mon pneu arrière droit de Jack pour l’utiliser dans la finale.  C’était un Goodyear qu’il avait pour Syracuse et j’ai pu utiliser ce même pneu pour gagner cette course. » 

Il a parlé aussi de cette soirée dans le garage chez Jack en disant : « Je m’arrêtais chez lui et j’avais une chanson populaire en tête.  Nous construisions tous les deux de nouvelles voitures et c’était le printemps.  Cette chanson est apparue et en même temps, nous avons tous les deux commencé à la chanter.  Jack a dit qu’il voulait utiliser des paroles sur sa voiture et je pensais faire la même chose.  La ligne était “will it go round in circles”, et nous avons convenu que celui qui terminait sa voiture en premier pourrait l’utiliser.  Aucun de nous ne l’a jamais fait. Je pense que c’était plus du respect l’un pour l’autre. »

CD a fait l’éloge de son rival en déclarant : « Jack était l’un des grands.  Il était l’un des rares à pouvoir trouver de vieilles pièces et arriver à bien marcher avec celles-ci.  Parfois, il y a de bons conducteurs qui ont des bons équipements, mais Jack était tellement un bon conducteur, qu’il pouvait toujours obtenir ce petit plus d’une voiture, peu importe si c’était bon ou mauvais. »

Billy Decker avait également une relation solide et sa carrière a été influencée par Jack Johnson.

En réfléchissant à Jack, Billy déclarait : « C’était un méchant bon Jack. »

Leur relation remonte à très loin, comme l’expliquait Decker : « Jack avait l’habitude de chasser avec nous.  En fait, une fois, mon frère et moi l’avions amené à un endroit dans le bois où il y avait beaucoup de cerfs.  Nous lui avons dit de rester là et quand le soleil se lèverait, il serait entouré de cerfs.  Bien, nous nous sommes éloignés, pis nous avons entendu la porte du camion claquer. Nous sommes alors retournés.  Il y avait Jack assis sur le siège.  Nous lui avons demandé pourquoi il n’était pas resté là où nous l’avions amené et il a répondu : « Si les cerfs ne sont pas là avant le jour, alors moi non plus. »

Decker déclarait : « Jack était un dur, un bon coureur et il était toujours plaisant d’être dans son magasin et son garage. »

La carrière de Billy a été impactée par Jack comme il l’expliquait : « J’ai commencé à piloter une Tiger six cylindres à Penn Can et Five Mile Point.  Jack et mon père (Floyd) étaient de bons amis et il l’a convaincu de me construire une voiture pour Albany.  Nous courrions à Albany le vendredi, passions par son atelier le samedi et courrions à Fonda.  C’était vraiment une génération où tout le monde aux courses était proche.  Ils traînaient dans tous les ateliers et étaient ensemble sur la piste.  En fait, peu importe où vous étiez, en Floride, dans l’Ouest ou ailleurs, tout le monde connaissait « Jumpin » Jack. »

Gary Tomkins déclarait : « Le monde des courses a perdu une véritable légende.  Non seulement il était l’un des meilleurs de tous les temps, mais il était l’une des personnes les plus terre-à-terre que vous ayez jamais rencontrées. »

Poursuivant il dit : « Jack était l’un de mes héros de course.  Pour moi, il était plus grand que nature.  Le voir gagner Syracuse en 79 et de nombreuses autres courses au fil des ans.  Ça été un plaisir, surtout avec son style de conduite implacable.  Les gens disent que vous ne devriez jamais rencontrer votre héros parce que vous allez être déçus, mais rencontrer et faire connaissance avec Jack était exactement le contraire.  C’était l’une des personnes les plus gentilles et des plus terre-à-terre que j’ai jamais rencontrées.  Qu’il connaisse une personne ou non, il lui parle comme s’il était leur ami.  Cela m’a marqué et j’ai toujours essayé d’être comme lui autant que possible.  Avoir une chance d’aider à construire des voitures pour Jack, et plus tard, avoir une chance de courir contre lui resteront toujours des moments forts de ma carrière de coureur. »

Tim McCreadie n’avait que du respect pour Jack et aux « Fonda Jack Johnson Tribute Night » il y a quelques années, le pilote en Lucas Oil Late Model s’est assuré d’être là pour cet événement. »

T-Mac déclarait : « Je n’ai jamais participé à cette course auparavant, mais j’ai toujours voulu le faire.  Mon père a couru contre Jack et j’ai grandi autour de Ronnie.  Quand il avait 60 ans, il courrait comme s’il avait 20 ans.  Nous voulions tous être comme lui quand nous allions être plus âgés.  Je cours toujours en Late Model mais je voulais donc vraiment être là si je le pouvais. J’aurais aimé pouvoir faire plus que simplement y être ce soir là parce que nous sommes des amis et nous avons toujours couru ensemble. »

Il a aussi noté qu’il voulait également participer à cet événement car son père et Jack étaient des amis si proches.

Son compétiteur en Modifié, Dickie Larkin, se souvient également de Jack et le tient en grand respect en mentionnant : « C’était un gars formidable.  Sur la piste, il m’aidait toujours quand je n’arrivais pas à trouver quelque chose.  Il n’était jamais trop occupé.  C’était excitant de rivaliser avec lui car il était l’un des plus grands. »

La légende canadienne Joe Plazek a brièvement parlé de Jack et déclarait : « C’était un bon compétiteur au volant.  S’il vous rentrait dedans, c’est parce qu’il le pensait et vous l’aviez probablement provoqué.  Repose en paix Jumping Jack. »

Mike Perrotte, pilote expérimenté modifié, propriétaire, opérateur de piste et ancien directeur de la série Super DIRTcar déclarait : « Courir avec Jack pendant tant d’années à Albany-Saratoga est certainement l’un de mes plus beaux souvenirs en course.  Jack était un gars de classe et était le gars que tout le monde dans notre milieu voulait être. »

Johnson est peut-être parti, mais tous ceux qui l’ont connu se souviennent de lui.  C’est une légende qui vivra parmi les légendes de notre sport.

 

Texte originale de Dirt Track Digest

 

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