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Tout savoir et comprendre sur la pénurie de pneus - Les Gars de Courses

Tout savoir et comprendre sur la pénurie de pneus


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La pandémie fait des ravages partout dans l’économie et les courses ne sont pas exclues de cette situation. Oui, les voitures sont bien nombreuses et malgré la situation les équipes sont de retour et le sport est en santé. Cependant, il y a un problème qui se pointe à l’horizon. La compagnie Hoosier qui fabrique les pneus est en difficulté au niveau de son inventaire.

Si déjà au mois de mai les stocks inquiétaient plusieurs séries et équipes, il est de plus en plus difficile pour Hoosier de répondre à la demande. Du côté de Hoosier, bien que la matière première est difficile à avoir, ce n’est pas la raison principale du retard de production. Aux États-Unis, comme au Québec, les entreprises ont beaucoup de difficulté à trouver des employés. De plus, certaines limitations au niveau du nombre d’employés pouvant travailler en même temps a affecté les usines tant au niveau de la matière première que de la fabrication.

Du point de vue de Hoosier, la pandémie a eu un effet auquel personne ne s’attendait. Avec une saison moins chargée en 2020, plusieurs équipes ont gardé leur budget restant pour acheter plus de pneus cette année. La demande est grandissante dans tous les domaines de courses. Tant les pneus pour courses sur asphalte que ceux pour terre battue sont en très grande demande. Sur l’asphalte, les pistes commandent les pneus pour l’ensemble des participants pour la journée ou le week-end complet. Hoosier a remarqué que les pistes commandent beaucoup plus de pneus que lors des années précédentes. Oui, il y a plus de voitures, mais il y a surtout une peur d’en manquer. Cela affecte grandement la quantité de pneus disponibles. On estime la croissance au niveau de la vente de pneus à 40%. C’est énorme.

Du côté de Bicknell Racing Products, il nous a été permis d’apprendre que les inventaires sont très bas et que Hoosier a de la difficulté à approvisionner le fabricant et vendeurs de voitures de St-Catherines en Ontario. Nos promoteurs sont évidemment bien au fait de cette situation et tentent de trouver des solutions pour s’assurer que toutes les équipes soient en mesure d’avoir des pneus pour compétitionner. Le fait qu’ils soient proactifs pourrait assurément aider le Québec à se sauver de cette pénurie.

Nous avons d’ailleurs discuté avec Dominic Lussier pour avoir le pouls des promoteurs. « Nous sommes face à une situation critique. La semaine dernière, nous avons reçu un courriel de la part de Bicknell Racing Products qui est vendeur pour Hoosier au Canada nous demandant de baisser le nombre de tours et au même moment, demandant aux revendeurs de ne pas tout vendre les pneus à la même personne. Présentement, les pneus qui posent problème sont les avant-droits ainsi que les arrière-gauches. Yan et moi travaillons ensemble dans ce dossier. Nous ne voulons pas nous ingérer dans la vente. Ce qui nous importe est que les équipes aillent les pneus disponibles pour être sur la piste. Évidemment, de savoir qu’on n’attend pas de commandes de pneumatiques avant la fin juillet ajoute un stress. La bonne nouvelle est que les revendeurs en ont encore en stock mais il ne faut absolument pas que toutes les ventes se fassent à 3 ou 4 équipes. On a d’ailleurs demandé aux pilotes de nous tenir au courant si jamais ils ont de la difficulté à se procurer des pneus », nous disait Dominic Lussier.

Crédit La Voix de l’Est

Au niveau des solutions envisagées, il regarde différentes options présentement. « Cette situation dépasse la compétition. Les pilotes doivent absolument être en mesure de se procurer les pneus nécessaires. On est conscient que ce n’est pas toutes les équipes qui ont le même pouvoir d’achat mais plus que jamais il faut que ce soit juste pour tous. Si on demande aux équipes Modifiés d’utiliser moins de pneus et les user plus, cela affecte les Sportsman qui s’équipent en achetant des pneus usagés d’équipes Modifiés. Au niveau du prix, nous avons discuté avec les revendeurs et ils n’ont pas l’intention de le faire. Le problème de main d’oeuvre chez Hoosier est identique à celui chez GM. Les 602 sont en back order présentement parce que la demande dépasse la capacité de fabrication. Heureusement, nous avons un bon stock pour répondre aux demandes de nos équipes. Cependant, une chose est sûre, tout cela est très préoccupant et je préfère être proactif », nous disait Dominic.

Nous avons également contacté Erica Bicknell Jones pour avoir des informations du distributeur canadien de Hoosier. Elle pense que la situation pourrait perdurer. « Plusieurs de nos fournisseurs ne sont pas en mesure de nous envoyer nos commandes. Il n’y a pas que Hoosier dans cette situation. Le reste de la saison 2021 devrait être affectée par cette difficulté à fournir des pneus de Hoosier. Il faudra donc que toute l’industrie marche main dans la main pour contrer les effets négatifs. Tout le monde doit être intelligent et doit limiter la consommation des pneumatiques. Si tout le monde met du sien, ce sera positif. Il faudra absolument le faire puisque les chances sont tout de même bonnes que la situation se prolonge jusqu’à 2022 » disait Erica Bicknell.

Pour vous montrer à quel point cela devient sérieux au sud de la frontière, Fastrak avait prévu un programme de courses de Late Models de deux jours à The Dirt Track at Charlotte ce week-end. Avec la pénurie de pneus, la série a décidé de remettre son événement à une date ultérieure pour que les pistes locales bénéficient des pneus en priorité. Hoosier prévoit pouvoir répartir la production à un rythme normal d’ici juillet mais nous ne sommes pas à l’abri de surprises.

En entrevue samedi matin, Serge Desjardins qui distribue des pneus Hoosier avec son entreprise S.D Performance expliquait en détail ce qui se passait avec la compagnie Hoosier. « C’est une pénurie de caoutchouc et un manque de personnel qui font en sorte que la compagnie Hoosier a de la difficulté à produire. Elle a indiqué à son distributeur canadien Pete Automotive de faire attention avec les quantités vendues. Ce qui nuit également est le fait que les promoteurs doivent comprendre qu’à court terme l’ajout de programmes non prévus initialement fait en sorte que les stocks diminuent rapidement. Il va falloir que ceux-ci arrêtent d’ajouter des programmes », exprimait l’homme d’affaires.

Selon lui la situation devrait se replacer assez rapidement. « Hoosier va réussir à répondre à la demande rapidement mais il va falloir que les autodromes comprennent que des courses de 75-100 tours n’aident pas la situation présentement », expliquait Desjardins.

Interrogé sur la réponse des clients, ce dernier mentionnait qu’il devait rationner le nombre de pneus vendus. « Je fais attention, des clients qui m’en achètent souvent comme par exemple Steve Bernard et Michael Parent, m’ont contacté ce matin. Ils avaient besoin de deux pneus donc je leur ai vendu. Toutefois, j’ai un coureur ontarien qui m’a contacté pour acheter 16 pneus avant-droit. J’ai refusé de lui en vendre. Je préfère les garder pour les pilotes qui viennent acheter que de les vendre à une personne une fois. »

Interrogé sur une future augmentation des coûts, ce dernier nous expliquait que le coût des pneus a diminué dans la dernière année. « Présentement je ne vois pas d’augmentation en vue même que le coût a diminué depuis l’an passé. L’an dernier un pneu se vendait 287$ et cette année le même pneu se vend 269$. Peut-être que des distributeurs pourraient profiter de cette pénurie pour augmenter les coûts, mais de mon côté, ce n’est pas le cas », concluait Serge Desjardins.

De son côté, Alain Léveillé de LAP expliquait que la situation est moins pire qu’anticipé. « C’est beaucoup moins pire que ce avait été annoncé. Je reçois des pneus à chaque semaine et comme les équipes font attention, nous réussirons à s’en sortir facilement », expliquait ce dernier.

Interrogé sur sa facilité à commander des pneus présentement, ce dernier nous dit: « Je reçois des commandes plus petites que dans le passé. Le fait que les quantités diminuent fait en sorte que je ne reçois pas toujours le nombre de pneus demandés. Toutefois, je reçois quand même au moins une commande par semaine. »

Du côté américain, Kevin Root, pilote Modifiés et vendeur de pièces et de pneus chez Scott Jeffery’s Performance Plus disait en entrevue avec Doug Elkins que présentement aux États-Unis, ce qui manque le plus est des grands pneus arrière-droit D300. Le passage à la configuration de panhard bar à gauche demande de plus grands pneus et la demande est très grande. C’est quand même spécial de constater qu’au sud de la frontière, la pénurie de pneus n’affecte pas les coureurs de la même façon. On vous rappelle que les D300 arrière-droit ne peuvent être utilisés sur nos pistes. https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=4072597249490939&id=100002221115837

Sur le bitume, l’achat des pneus se fait de façon différente alors que ce sont les pistes qui achètent et qui revendent lors des programmes de courses. Du côté de l’Autodrome Chaudière, André Poulin nous explique que présentement, Hoosier est en mesure de bien répondre à leurs besoins. Les délais d’expédition et de réception sont toutefois beaucoup plus restreints. Avec l’incertitude du début de saison, on commandait le strict nécessaire mais avec la suite de la saison qui s’annonce très bien, on profitera des prochaines commandes pour stocker et se garder de la marge de manoeuvre advenant que la pénurie vienne toucher leur secteur.

Même son de cloche du côté de l’Autodrome Montmagny. Howard Romanado nous a dit en entrevue que pour l’instant, ça se passe bien avec Hoosier. Ils reçoivent assez de pneus pour leurs activités. On remarque cependant que les commandes arrivent de plus en plus à la dernière minute et qu’elles ne contiennent que le nécessaire. Même s’ils tente d’en commander plus, on n’envoie pas la totalité.

La pandémie affecte nos courses de toutes les façons. Les mesures sanitaires limitent le nombre de spectateurs ou obligent tout simplement les pistes à ne pas faire de courses, les pneus deviennent rares, les pièces de moteurs sont difficiles à avoir, les quantités de roues en aluminium commencent à diminuer et plusieurs manufacturiers de pièces ont de la difficulté à répondre à la demande. Tous les acteurs du monde des courses devront travailler main dans la main pour passer au travers de cette (autre) tempête.

– Avec la collaboration de Kevin Lusignan, Martin Savoie et Anthony Marcotte

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