Les courses de série DIRTCAR (2e partie)

L’expérience et l’effort vs la chance

S’il est vrai que lors de nos premières rencontres nous étions à des années lumières au niveau de la compétition face à nos voisins du sud, les choses se sont améliorées par la suite. Pour nous, les courses de longue distance telles les 100 tours, nous en avions peu connues. Ne serait-ce qu’au niveau connaissance de certains aspects tels : la texture du sol changeante tout au long de la course, le bon choix et la préservation des pneus, les amortisseurs  adéquats et combien d’autres facteurs…  Un jour, j’avais assisté à une partie de la présentation théorique que Bob McCreadie avait donné  lors d’une de ses écoles de course. Suite à sa présentation, il m’avait dit que lors d’une course de 100 tours, tu es chanceux si ta voiture te donne sa performance maximum pour une durée de 15 à 20 tours. Tu espères que ce sera au moment opportun, probablement dans la deuxième partie de la course.

 

À l’époque dans la série Cup de Nascar, le King Richard Petty faisait la pluie et le beau temps. Comme c’est souvent le cas pour celui qui domine,  ça avait créé une certaine jalousie chez nombre de ses compétiteurs. Il avait rétorqué par une citation que j’avais bien aimée : « Il y en a qui aimerait bien faire quelque chose pour s’améliorer mais ne sait pas quoi faire, alors que d’autres qui sauraient quoi faire ne font pas l’effort pour y arriver. »  Également, pour gagner une course il faut souvent compter sur le facteur  chance, mais la chance ce n’est pas toujours le fruit du miracle.  Récemment j’écoutais Ross Chastain (vedette Nascar) déclarer que la chance ça se planifie.  Si l’on peut compter sur le meilleur équipement qui soit et que l’équipe a fait tout en son possible pour préparer une voiture gagnante dans l’atelier, nous avons là les atouts pour compter sur la chance.

 

La lumière au bout du tunnel

Il aura fallu plusieurs années pour que certaines de nos équipes québécoises en arrivent au même niveau de compétition que nos voisins du sud.  Tout d’abord il faut parler de la persévérance :

 

  • 1995

À ce titre,  parlez-en à mon ami Serge Desjardins.  Cette équipe était là au tout début des courses de série en 1976 et ce n’est que 19 ans plus tard (1995) que l’équipe 1X a réussi à monter sur la plus haute marche du podium.

 

 

 

  • 2002

Quelques années plus tard est survenu un exploit digne de mention, une équipe toute québécoise le #28, piloté par Steve Poirier un gars de chez nous, a  connu la victoire. C’était sept ans plus tard soit en  2002.

 

 

 

 

  • 2022

Et tout récemment, Mathieu Desjardins au volant de la voiture  #37m et sous la tutelle de Paul St-Sauveur, a accompli presque l’impossible,  soit vaincre les américains sur leur propre terrain.  Qui l’eut cru, il aura fallu un quart de siècle pour que nous arrivions à un tel niveau d’excellence.

 

 

 

Que dire de la chance dans tout ceci sinon que : « On fait sa chance »

 

Merci de l’intérêt que vous portez à ces chroniques sur l’histoire des courses sur terre battue et à bientôt pour la partie #3, « Les courses de série », DIRT Motorsports visite la Louisiane et le Texas.

 

 

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