Terminé les courses pour Jean Boissonneault

Il y aura un absent de taille dans les puits à l’Autodrome Granby lorsque la saison 2022 débutera en mai prochain. Jean Boissonneault le confirme, il ne sera pas de retour pour superviser les opérations de remorquage et son fils Benjamin ne sera pas en piste non plus en classe Sportsman.

 

« Je réalise aujourd’hui que je néglige mon entreprise (Remorquage Boissonneault) en m’impliquant autant dans les courses, a dit le nouveau retraité. Je n’arrête jamais. Je rentre dans la 1 avec mon pick-up à 70 miles à l’heure avec mon cellulaire à l’oreille parce que j’ai de l’ouvrage à Granby et je dois trouver des gars pour rentrer pour un accident de deux véhicules en ville. Je débarque du pick-up et je vérifie le stagger sur l’auto de mon fils. Pendant ce temps-là, je dois faire un appel de service en même temps que je dois aller déprendre une voiture dans la clôture… Je ne peux pas être partout et je réalise que je néglige mon fils à travers ça. Il faut que je revoie mes priorités. »

 

Les courses ont toujours été une belle histoire de famille pour le clan Boissonneault. Le paternel André n’a jamais compté les heures pour mener à bien ses projets, notamment le Défi Vision sur lequel il a travaillé pendant des années. Puis Jean est arrivé dans le portrait comme pilote de courses, d’abord en Semi-Pro, puis en Sportsman, jusqu’en Modifié. Il y a eu plein de rebondissements au fil du temps mais au bout de la ligne, il n’y a pas de regrets à y avoir.

 

« Ça me rend fier de dire que Bob Gatien m’aimait beaucoup comme pilote, a dit Jean. La dernière fois qu’il a mis les pieds sur la piste avant de mourir, c’était en juin 2010 quand j’ai gagné en 358. Bob voyait en moi la future star en Modifiés. C’était bien parti pour moi dès ma saison recrue avec deux victoires. J’avais reçu en 2009 le titre de meilleur espoir sur la terre battue des mains de Jean-Paul Cabana. Même les Bernier avaient de la misère à me passer! »

 

Il ne faut toutefois pas croire qu’il s’agit d’adieux définitifs des courses pour Jean Boissonneault. Il se voit même revenir un jour derrière le volant pour le plaisir et non à des fins compétitives. D’ici là, il y a du travail à faire pour mener à bien tous ses projets d’avenir pour l’entreprise. Si les astres sont alignées, un beau rêve demeurera dans le collimateur.

 

« Je vais revenir aux courses comme Jasmin Léveillé!, poursuit-il. Pas dans le but de performer nécessairement, juste pour le fun. Présentement, mon entreprise occupe tout mon temps et je veux continuer de prendre de l’expansion pour être en mesure de m’offrir un gros trip. Pourquoi pas un gros block pour moi, un 358 pour Félix (Murray) et un Sportsman pour Benjamin? Une série gros block un été de temps? Je n’en sais rien, mais j’aimerais que ça se réalise d’ici dix ans. »

 

C’est avec fierté que Jean Boissonneault parle de ses enfants. Le plus vieux, Benjamin, ne sera pas en piste cet été pour une très bonne raison. Il débutera au printemps un onéreux cours en aviation ce qui le tiendra trop occupé pour maintenir la cadence effrénée d’une saison de course complète. C’est pourquoi sa voiture 61 appartenant au beau-père de Jean, Alain Léveillé, a récemment été vendue. Quant au plus jeune, Antony, on le verra en piste cet été en Slingshot. Toutefois, il ne faut pas s’attendre à une longue carrière de pilote pour Antony puisque sa passion pour le hockey est au sommet de la liste de priorités!

 

En terminant, si vous vous retrouvez dans le trouble avec votre voiture dans la région de l’Estrie, vous n’avez qu’une bonne option, soit celle de faire appel à toute l’équipe de Remorquage Boissonneault! Bonne retraite, Jean!

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